KER C’EST QUOI ?
KER C’EST QUOI ?
POURQUOI LA KOOPÉRATIVE ÉCOLOGIE RÉUNION ?
Les succès d’Europe Ecologie aux Européennes en 2009 et aux Régionales en 2010, ont montré que désormais l’écologie politique est devenue une véritable force politique, une force attractive qui s’est imposée grâce à la mise en mouvement de dynamiques plurielles, politiques, associatives ou syndicales issues de la société civile. Autrement dit, Europe Ecologie, là où elle a été capable de construire un véritable rassemblement, a réussi un pari, celui de faire émerger une alternative au système capitaliste productiviste. Cette réussite conduit légitimement à s’interroger sur la pertinence de la forme partidaire puisque les Verts, en tant que parti politique n’avaient auparavant jamais réussi de véritables percées électorales.
Les partis politiques qui ont été les acteurs de la vie publique pendant tout le XXème siècle ont fini par devenir de simples outils de conquêtes du pouvoir et des lieux de compétitions individuelles dans la course aux mandats électifs. La forme partidaire classique apparaît donc inadaptée aux nouvelles aspirations citoyennes et en contradiction avec les exigences de l’écologie politique qui supposent la volonté de rompre avec le modèle productiviste.
Notre démarche s’inscrit dans la cadre du mouvement du 22 mars visant à créer une « Coopérative politique » – c’est à dire une structure capable d’être à la fois un laboratoire d’idée, un forum de discussions démocratiques et le lieu d’élaboration d’un projet d’écologie politique et des décisions stratégiques qui permettront de le mettre en œuvre.
Pourquoi la forme « coopérative » ? La coopérative, c’est d’abord une forme d’organisation non capitaliste, c’est à dire une structure qui privilégie non pas la mise en concurrence des individus mais la « mutualisation » des compétences et des initiatives.
Qu’est ce que KER ?
La Koopérative Ecologie Réunion est un Collectif Europe Ecologie qui a répondu à l’appel du 22 mars lancé par Daniel Cohn Bendit.
Comme tous les Collectifs qui se sont créés, sa principale mission est de penser la structuration du mouvement qui a permis les succès électoraux évoqués, il constitue une étape transitoire, qui devra céder la place à la Coopérative Régionale qu’il aura contribué à construire. Pendant toute la durée de son existence, KER respectera un principe de double appartenance, pour les associatifs, les syndicalistes et même ceux qui sont encartés dans un parti politique. Parce qu’on peut être vert, socialiste, écologiste, communiste, associatif, citoyen engagé et partie prenante de cette dynamique collective. L’important est moins de savoir d’où nous venons, mais où nous voulons aller, ensemble. C’est l’esprit même du rassemblement qui a fait notre force, cette volonté de construire un bien commun alternatif.
Ker a donc vocation à favoriser cette mue, cette transformation d’une structure politique classique partisane en une structure ouverte et créatrice.
Europe Ecologie : une « structure réseau »
Une coopérative n’est pas un nouveau parti politique
Fonder Europe Ecologie, c’est d’abord s’entendre sur ce que cela doit être. Nous proposons de définir Europe Ecologie comme une coopérative, c'est-à-dire un réseau mettant en relation les citoyens, militants et organisations (partis, syndicats, associations, ONG, collectifs et coordinations) se reconnaissant dans les valeurs de l’écologie politique. Ce réseau viserait à approfondir les fondamentaux de l’écologie politique, à animer le débat public ainsi que le mouvement social et à donner aux écologistes les moyens d’influencer les politiques publiques, notamment en se présentant aux élections.
Mais il faut au préalable s’entendre sur ce qu’Europe Ecologie ne doit pas être.
Europe Ecologie ne doit pas demeurer un objet politique flou et vague vivant sur une confusion permanente avec le parti des Verts.
Europe Ecologie ne doit pas non plus devenir une structure supplémentaire se surimposant aux autres composantes de la coopérative.
Europe Ecologie ne doit pas pour autant devenir un parti ordinaire qui remplacerait les Verts.
Enfin, Europe Ecologie ne doit pas devenir, un parti de supporteurs écolos réunis autour de la « colonne vertébrale » d’un parti.
Entre tous ces écueils, la navigation n’est possible que si un cap clair est fixé. Autrement dit, non seulement il faut s’entendre sur ce qu’Europe Ecologie n’est pas, mais il faut encore qu’on puisse lui donner une définition positive, mobilisatrice et porteuse d’une véritable dynamique. Cela exige d’imaginer une structure coopérative souple aux attributions bien délimitées.
Une architecture souple
Europe Ecologie se définit comme un réseau associant des organisations et des adhérents directs (membres ou non de ces organisations adhérentes) qui paient une cotisation symbolique.
La qualité de membre actif pour les organisations comme pour les adhérents individuels est conditionnée à la signature de l’appel d’Europe Ecologie.
A la base, des comités locaux réunissent tous les signataires. Lieux de débat et d’action, ils sont encouragés à mutualiser les ressources des organisations adhérentes.
Au niveau régional, un Comité d’Animation Régional (prenant le relais du « Cap régional») réunit les animateurs de comités locaux ainsi que quelques représentants de chaque organisation adhérente (nombre à déterminer, sans obligation de proportionnalité). Ce comité d’animation est chargé d’adopter des positions sur l’actualité et de convoquer, sur la base d’un appel qu’il rédige au rythme où il le souhaite et au minimum avant chaque élection, des conventions régionales réunissant tous les membres actifs.